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[ vendredi, décembre 28, 2001 ]

 
DEMAIN MATIN
HOLLYWOOD M'ATTEND!
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Robert [9:02 PM]

 
LE LIÈVRE ET LA TORTUE (conte de Noël vrai)

Vous vous souvenez de la fable de La Fontaine. Le lièvre batifolait et il est arrivé trop tard au but. Et certains me pensent tortue!

Le 23 décembre, je reviens à San Francisco fatigué. Je me couche tôt, donc le 24 je me lève avec le soleil. Mon autobus pour Santa Cruz est à 12 :45 heures. On me conseille d’être là une heure à l’avance afin d’aller chercher mes bagages à la consigne dans un autre édifice. Je ne veux pas manquer mon autobus, car je devrais en prendre une autre plus tard, et arriver à Santa Cruz à une heure ou tout le monde se foutera bien de celui qui arrive en ville. Je n’ai pas envie de me ramasser dans une étable comme ceux qu’on connaît.

Tout de même, je suis prêt à partir à 8 heures du matin. J’ai le temps d’aller visiter de ces merveilleuses murales sur les édifices de l’arrondissement Mission, même si c’est assez éloigné de l’autobus. Je prends en photos plusieurs murales, et le temps passe. Ces murales seraient dignes des grands musées, et elles sont là dehors pour le plaisir quotidien de tous les gens du quartier. Il y en a environ 600 à San Francisco.

Soudainement, je m’aperçois qu’il est 12 :25 heures et je suis certainement à 15 minutes d’automobile du terminus d’autobus. Je devrais être là depuis 11 :45 heures, et il n’y a pas un taxi qui passe. Finalement, un taxi me prend. Plus que 12 minutes avant le départ, et généralement Grey Hound part à l’heure dite et ne s’arrête pas pour celui qui court après. Le chauffeur de taxi ne comprend pas que je dois aller chercher mon bagage à un autre édifice et il m’amène au départ des autobus. Moi, je ne sais même pas où est l’édifice de mon bagage. Je m’informe à un employé qui passe. Il a la gentillesse de venir me montrer l’endroit. Je cours, sans regarder l’heure. Un autre client venait chercher son bagage et n’a pas voulu me laisser la priorité. Je n’avais que de billets de 20$ et l’employé n’avait pas de change. J’ai jamais tant sacré en mon intérieur. Finalement, je pars à la course avec mon havre-sac de 70 livres (130 kilos) sur le dos, monte des escaliers. J’arrive essoufflé à la porte d’embarquement. Une grosse bloque carrément la porte volontairement, car elle veut être la première à choisir sa place dans son autobus. Et moi, mon autobus…où est-il?

Je pousse la grosse. Pendant qu’elle grogne, un employé me demande où je m’en vais. Essoufflé je réussis à dire : « Santa Cruz ». Il me regarde d’un drôle d’air, comme si j’avais une face de malade mental. Il me montre de la main, l’autobus qui est devant moi. J’en crois pas mes yeux, je suis essoufflé, mais je pars. La gorge sèche et pas d’eau dans l’autobus, mais je pars. Je suis un bon lièvre, n’est-ce pas? Pas une tortue! Merci mon petit Jésus!
Robert [8:59 PM]

 
BERKELEY FLYÉ

Je me sens incité à reprendre le sourire dans ce nouveau milieu bigarré, mais tout à fait sympathique. Ici, la population est jeune pour une moitié et de tout âge pour l’autre moitié. La variété des styles ne manque pas : Parmi des gens tout simples, se trouvent des Yuppie et d’autres de tout poil : moustachus, barbus, barbichus, oursus, de couleurs naturelles ou artificielles, unicolore, bicolore, tricolore ou multicolore, peignés, frisés ou moppés. Amusez-vous à harmoniser leur vêtement à leur tête et vous avez le décor. Tous les visages sont détendus et déterminés, comme si personne ne doutai de ce qu’il doit faire de leur vie. Les échanges verbaux ont le ton philosophique. La liberté de penser autrement des autres est grande ici et on se reconnaît le droit de tout dire sans égard aux réactions des autres. Cela s’est particulièrement manifesté dans le passé dans leur opposition à la guerre du Vietnam. Aujourd’hui l’esprit est inchangé, même s’il ne se manifeste aussi médiatiquement. Souvent cependant les évènements quotidiens nous rappellent cette liberté.

En cherchant certains musées, je suis arrivé dans une foire d’artistes sur la rue Télégraph. Je ne pouvais m’empêcher de rester accroché à tout cet étalage de créativité. Sur près d’un kilomètre les étals se succédaient des deux côtés de la rue. Tous les modes d’expression artistique y étaient représentés avec un esprit de créativité inimaginable. J’y ai flâné de bons moments. Soudainement, j’entrevois derrière les étals, une vitrine de magasin aux reflets psychédéliques. Je m’approche, je vois bien suspendus au plafond des lapins de peluche maigrelets parmi d’autres babioles hétéroclites. Toutefois, ce plafond n’attirait aucun regard de l’important achalandage intérieur. Les gens n’avaient de yeux que pour les bibelots surchargeant les étagères qui recouvraient les murs. Je pénètre et j’examine de plus près la marchandise, pour m’apercevoir qu’il s’agit d’un commerce de pipe à pot ou à opium. Je ne sais pas trop quelle pipe va avec quel produit, mais ici, il y en a pour tous les goûts, certainement plusieurs milliers, de tous matériaux, de toutes formes, et de toutes couleurs. Avec les reflets psychédéliques, on se sent emporté, j’aurais le goût d’en fumer une. C’est l’enfer, venez-vous-en! Ha non je m’en vais d’ici. C’est quand même plus fort que moi, il faut que j’achète un quelque chose qui me tente ici. 10$, ce n’est pas cher. Depuis le début de mon voyage je n’achète rien pour ne pas alourdir mes bagages, mais ça, ça ne prend pas de place et ce n’est pas lourd. Je pars donc avec 4 glaçons de Noël aux reflets arc-en-ciel.

Plus tard, dans un autre commerce, on inspecte les sacs des visiteurs à l’entrée. Ça me fait rire, mais ils vont bien voir que ne suis pas dangereux. La première chose qui sort du sac, c’est la petite cannette de bière que j’ai achetée pour accompagner un sandwich plus tard. Alors là! Quelle leçon j’ai dû affronter ! « C’est une drogue, le savez-vous? On n’accepte pas de drogue ici » -- « Est-ce que je peux la rapporter dehors? » --« Pas question, c’est annoncé pas de drogue ici, vous n’aviez pas le droit d’apporter cette drogue » Et la cannette se vide dans l’évier.

De musée, je n’ai pas visité tout ce que je projetais, car, étant en dehors de la saison touristique, plusieurs sont fermés pour rénovation. Mais les gens eux, ne sont pas fermés.

Parfois, ici, au milieu d’en ensemble d’apparence conformiste, il ressort un détail mystérieux. Si tu questionne, tu peux découvrir plus gros qu’un détail. Ainsi, m’étant quelque peu écarté du sentier touristique, je me promène parmi d’élégantes et spacieuses maisons en flanc de montagnes. Je vois sur une maison 3 grosses lettre grecques (Alpha et Omega), ce qui signifie : je suis le commencement et la fin. Je me dis « Bon, il y en a un de flyé un peu trop fort ». En continuant, je m’aperçois que le tiers des maisons ont trois lettres grecques différentes. Intrigué, j’arrête un homme qui s’apprête à monter dans sa voiture, et je lui demande ce que ça signifie. Réponse : Ce sont des Communes. Plusieurs personnes ou familles vivent ensemble et mettent en commun plusieurs choses, dont leurs idées, mais surtout leurs plaisirs. Et il y en a plusieurs centaines dans cette petite ville. Ma foi, il n’y a rien de banal ici, ça peut être aussi brûlant que glacé, mais jamais tiède.
Robert [7:55 PM]

 
PLANIFICATION DU 21 DÉCEMBRE

Je ne pouvais pas refuser à mes semelles d’aller se frotter à la terre des plus brillants universitaires des Etats-Unis, à Berkeley. Donc, le 21 décembre, je fais mes derniers vœux des fêtes sur Internet, et je me prépare à quitter San Francisco. Je planifie un court séjour à Berkeley et achète mon billet d’autobus pour Santa Cruz. C’est vite dit, mais pour prendre des décisions judicieuses, je dois lire mon guide Ulysse, déterminer ce que je veux voir, soit Oakland, Berkeley, San José, Año de Nuevo, Santa Cruz, Monterey, Salinas…Par la suite, en allant à Grey Hound, il faut rayer les endroits où il ne passe pas d’autobus ( Año de Nuevo, Salinas), ensuite rayer où il n’y a pas d’hébergement abordable (San José), ensuite planifier pour me caser quelque part pour Noël (Jour où tout est mort), donc j’élimine Oakland. Je vais acheter mon billet pour Santa Cruz et Monterey. Le 22, je dépose mon havre-sac en consigne chez Grey Hound, et prends le métro (BART) pour Berkeley, d’où je reviendrai demain.


Robert [5:50 PM]

[ mercredi, décembre 19, 2001 ]

 
LES PARIAS (complément)

J’ai recueilli des explications supplémentaires sur la foule de parias.

Les parias sont composés de malades mentaux, de drogués et d’immigrants illégaux. Lorsque Reagan était président, il a coupé les budgets de l’État, surtout dans le domaine social. Il y a un grand manque de ressources pour les malades mentaux, ils se ramassent dans la rue
Robert [10:21 PM]

 
AI-JE UNE FACE À CLAQUE?

Il me semblait suffisant d’avoir été refusé à l’entrée des U.S.A. Je plaçais cet événement parmi les gaffes d’un peuple en panique. Mais, aujourd’hui ce qui m’est arrivé, je le prends personnel.

Hier soir, en revenant tard d’une journée de marche dans le Golden Gate Park, je me présente fatigué pour payer quelques jours supplémentaires à mon hostel. On me dit qu’ils attendent un groupe pour le lendemain. Nous sommes normalement 4 par chambre, et maintenant je suis seul. Je devrai déménager dans une autre chambre le lendemain et ils ne savent pas laquelle. Tout ce que je peux faire c’est de réserver une chambre sans payer. Demain matin je descendrai mes bagages en entrepôt et dans l’après-midi ils m’assigneront une chambre. Une plate journée de déménagement en vue.

Ce matin, je descends avec mon bagage, on me donne une étiquette pour entreposer mon bagage, et on me fait un long discours que je ne comprends pas. D’habitude je comprends leurs courtes phrases, mais là rien, et je sens l’hésitation à me louer une chambre. Je fais répéter et le discours est aussi long, et je ne comprends pas plus. Je demande de dire lentement de courtes phrases. On me fait venir alors dans le bureau. On me refait le discours que je ne comprends pas, mais j’entends les mots drug et alcool. Je sais que l’hostel interdit toute drogue et toute consommation d’alcool. Il y a une couple de jours j’ai dis au commis qu’un client m’avait quêté de l’argent et qu’il ne m’apparaissait pas normal (drogué?), que je me sentais mal à l’aise de le voir dans l’hostel. Je demande : « vous parlez de drogue et d’alcool? » —« Oui ». « Est-ce que vous parlez de moi ou d’un autre? » —« De vous, hier ». Une claque dans la face aurait été plus agréable. Je n’avais même pas pris une bière depuis 2 jours, et ici, quand j’en prends c’est seulement une draft, 5$ pour la soirée. ( 2$, plus 1$ de pourboire car le change tu le recevrais dans la face. Transposé en $ canadien, ça fait 5$). De la drogue? Non seulement je n’en prends jamais, mais j’interviens à Montréal pour éliminer la drogue de mon quartier. Comment se sentirait une cloîtrée pudique qu’on accuserait d’avoir fourré à plein cul toute la nuit? J’ai dû les convaincre qu’ils faisaient erreur, et que si j’avais l’air étrange hier soir, c’est mon air habituel que j’ai tout le temps. Je me souviens que Marianne et Dominique avait répondu cela aux policiers alors que je prenais un moment de repos sur le bord de la route en revenant à jeun d’un party de Noël dans les Laurentides. De plus souvent ici, j’ai l’impression que les parias de San Francisco m’apostrophent gentiment comme si j’étais un des leurs. Bon, la gérante a probablement vu que même reposé le matin, j’ai l’air étrange et elle m’a cru. Elle m’a loué une chambre pour un autre 3 jours. Pis moi! Je suis resté collé sur un complexe.
Robert [10:13 PM]

 
MURALES

Mardi, j’ai visité des murales dans Mission district, ces peintures géantes sur les murs des maisons. Elles sont réalisées soit par des résidents, des enfants ou des artistes et elles transmettent souvent un message de nature politique ou culturel. À San Francisco il y en a environ 600. Bien sûr que je n’en ai visité qu’une partie. Pour vous donner une idée, vous pouvez naviguer sur Internet, mais pour débuter je vous ai sélectionné deux sites web. Vous voulez des photos, armez-vous de patience pour télécharger :
http://www.mpegtv.com/~mona/sun-mural.html
http://home.pacbell.net/estria/m_selfcaric.html
Robert [9:05 PM]

[ vendredi, décembre 14, 2001 ]

 
ANTROPOLOGIE ou VIDANGES

Là où on découvre des squelettes de dinosaures, les anthropologues creusent et grattent le sol. Ce serait une grande découverte s’ils trouvaient un os de poulet ou une pelure de patate démontrant que les dinosaures s’en nourrissaient à l’époque. Certains professeurs d’anthropologie demandent comme travaux à leurs étudiants de découvrir comment les gens d’un quartier vivent dans leurs maisons. Où doivent-ils concentrer leurs recherches? Dans les VIDANGES!

Certains aimeraient que je sonde jusque là les reins et les cœurs de San Francisco. Heureux de ne pas être anthropologue je mène mes études plus superficiellement. Généralement je me contente de regarder le style des meubles et autres pièces importantes jetés au rebut en me disant qu’ils ont été remplacés par de plus beaux. Mais, à San Francisco impossible de faire de telles observations. Que font-ils de leur vidanges? Rarement on en voit, et alors, ce sont dans de grosses poubelles à roulettes. Je ne vais pas voir dedans. Je me contente de regarder ceux qui y vont et qui souvent s’y nourrissent. Je n’ai pas encore vu de meubles jetés! Je devine que les milliers de pauvres les recueillent prestement. J’ai déjà entendu dire qu’il y a ici beaucoup d’immigrant clandestin. J’imagine que tout ce qui peut servir est aussi recueilli dans les carrosses de milliers de clochards. Les vidanges que je vois le plus ce sont les divers détritus qui traînent sur les trottoirs.

Dans les hostels je rencontre beaucoup d’étrangers : Australiens, Britanniques, Italiens, Français, Allemands, Japonais, Coréens…. etc. Quand ils apprennent que je suis de Montréal, ils me disent souvent que Montréal est une ville propre. Souvent eux ou leurs proches sont déjà venus à Montréal. Il y a quelque temps, le maire de Paris est venu à Montréal pour voir comment il se faisait qu’il n’y avait pas de crottes de chien sur les trottoirs. Je me souviens surtout comment il y avait de crottes de chien sur les trottoirs de Paris.

Et voilà! Ici on n’analyse pas les vidanges, mais les parasites des vidanges.
Robert [7:16 PM]

[ jeudi, décembre 13, 2001 ]

 
Même si je suis déçu qu'il ne fasse pas chaud, j'ai dans ma tête de cochon de continuer. Je vais passer encore près d'une semaine à San Francisco, et ensuite je vais continuer vers le sud. Je veux faire de court arrêt à Berkeley, San José...pour me retrouver à Santa Cruz où je m'attarderai. J'y passerai peut-être Noël. De toute façon, je crois que j'arriverai à Los Angeles seulement au début de Janvier. C'est mon instinct de nomade qui décidera. Me rendre au Mexique? C'est pas encore dans mes projets, mais si je finis pas conclure que le seul soleil que je peux avoir cet hiver, c'est au Mexique, je pensais à cette option en secret. La petite péninsule de la Californie, hé bien, cette péninsule appartient en majeure partie au Mexique...
Ben [8:32 PM]

[ dimanche, décembre 09, 2001 ]

 
DES PHOTOS, dites-vous?

Je sens que ça brûle d’impatience de voir des photos de mon voyage. Hé Bien! Je me trouve cruel de vous faire attendre davantage.

J’aurais le goût de faire encore quelques centaines de kilomètres vers le sud afin de rencontrer l’été quelque part. Ici, malgré que nous ayons présentement plusieurs journées ensoleillées, le temps ne nous permet pas de sortir en t-shirt seulement. Toutefois, j’ai décidé de demeurer encore une semaine à San Francisco et de mettre du temps à tenter ma première expérience de transmission des photos. J’ai même suspendu mes visites touristiques depuis hier afin de régler certaines affaires personnelles et être disponible dans les prochains jours à cette fin.

Le PASSEPORT : je l’ai reçu hier par la poste. Mon ami de Santa Teresa me l’a posté.
Robert [5:49 PM]

 
COLLINES ET PRESTIGE

Sous une température merveilleuse (avec le manteau tout de même), jeudi et vendredi derniers, j'ai visité de très beaux quartiers. D'abord le quartier chinois, qui est le plus gros village chinois en dehors de Chine. Ensuite, je me suis promené dans les dédales des collines. Ils appellent ça des collines, mais c’est comme le Mont-Royal dont on aurait refoulé les contours sans lui enlever d’altitude. La Telegraph Hill supporte la Coit Tower érigée en l’Honneur d’un gars du nom de Coit qui courrait en arrière des camions de pompiers car il aimait les voir à l’œuvre. Il est devenu la mascotte d’une caserne. Ensuite je suis passé à Russian Hill, qui a la rue la plus tortueuse au monde. La rue Lombard qui descend la pente raide de la colline est large pour contenir 4 voies, mais elle n’en a qu’une qui va continuellement de droite à gauche en des détours à 270 degrés (3/4 de tour). Il y en a au moins une douzaine sur une longueur de 2 blocs. Ainsi j’ai passé ma journée d’hier de collines en collines en des quartiers huppés. Aujourd’hui, j’ai fait le tour du quartier de l’administration publique et des arts. Les corridors de l’hôtel de ville sont décorés de tableaux rendant hommage à certainement une centaine de citoyens. J’ai remarqué en passant qu’un tableau rend hommage à un facteur qui a toujours fait son travail avec le sourire pendant des années. Ici, on rend hommage à des gens pour leur simple qualité de cœur. Bien sûr qu’il y en a beaucoup qui ont réalisé des œuvres importantes. J’ai visité le musée des arts modernes. Dans le passé j’en ai vu plusieurs musées d’art moderne, mais celui-ci, vraiment démontre que tout peut être de l’art. C’est dans l’œil de celui que regarde. Par exemple, une étagère sur un mur rempli de bouteilles de bière et un vieux frigidaire devant pourtant l’inscription BEER FREE, mais une corde devant nous interdit d’approcher. J’y suis allé à un rythme de fou, en marchant 10 et même 12 heures par jour. Il m’en reste encore pour plusieurs jours pour tout voir.
Robert [5:30 PM]

[ mercredi, décembre 05, 2001 ]

 
EMBARCADERO CENTER

Pendant que je me livrais aux réflexions précédentes sur la catastrophe humaine, je me promenais en tous sens dans l’Embarcadero Center, ce magnifique ensemble de cinq gratte-ciel réunis par des passerelles. D’agréables terrasses accueillent des gens faisant lecture ou causette. Je crois que c’est un bel exemple de protection de l’environnement. De tels édifices, tout en fournissant un milieu de vie agréable, permettent de loger des milliers de personnes et d’entreprises sur un espace restreint de terrain, contrairement aux bungalows sur de vastes terrains.

J’avais le goût de transporter cet ensemble dans mon quartier où il pourrait très bien s’harmoniser. Dans mon quartier, il y a pénurie de logement, spécialement pour des personnes seules, et en même temps, il y a de vastes espaces vacants. Bien sûr, il ne faut pas briser l’harmonie dans les quadrilatères aux habitations de trois étages, souvent avec lucarnes et porte cochère. Par ailleurs, un complexe en hauteur cadrerait très bien dans les vastes terrains vacants à l’est du pont Jacques-Cartier, ou près de la rue Saint-Laurent. Cet important apport de résidants activerait l’activité commerciale dans le quartier et attirerait des types de commerces qui font présentement défaut. Je suis convaincu que la progression du quartier dépend en bonne partie de l’augmentation de sa population.
Robert [3:59 PM]

 
LA PIRE DES CATASTROPHES ÉCOLOGIQUES : NOUS

Au cours des voyages, je suis ébloui par les beautés des villes : résidences, buildings et divers aménagements. Je ne peux toutefois m’empêcher de penser à l’état de ces lieux avant l’arrivée de l’homme. Cela m’amène à de profondes réflexions :

Autrefois, l’île de Montréal était une forêt diversifiée, giboyeuse hébergeant un riche écosystème. Nous avons tout détruit pour y construire résidences, entreprises et planter quelques arbres de notre choix. L’écosystème est détruit. Il en est de même à Laval, Longueuil, Québec, Sherbrooke, etc. De plus, pour faire de la culture et de l’élevage, tout a été détruit sur des centaines de kilomètres carrés. Il en est de même sur l’ensemble des États-Unis, de l’Amérique du Sud, de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Ont été exterminés des milliers d’espèces d’animaux, d’insectes et de plantes. Nous avons fait de même avec une bonne partie de nos cours d’eau, en y aménageant de plages, des chalets et de quais. Souvent nous aménageons les rives de façon à y éliminer les buissons, les terrains marécageux et la végétation aquatique, détruisant ainsi l’habitat d’animaux et leur lieu de reproduction. Même les mers ne sont pas intactes. L’énergie que nous déployons pour accomplir ces destructions crée un réchauffement de la planète, lequel ajoute ses effets néfastes.

Même si tous les humains protégeaient l’environnement, la catastrophe ne serait que légèrement réduite, car c’est la simple existence de ces humains qui en est la principale cause. J’admire les réalisations humaines, y voyant la marque de grande intelligence, mais je ne peux m’empêcher de penser aux atteintes faites à notre planète qui devient de plus en plus trop petite pour les milliards d’humains.

La vie humaine a une valeur inestimable dont il faut assurer l’épanouissement. Par ailleurs, il est inscrit tant dans la nature de l’homme que des animaux, qu’il faut tuer pour vivre : Les animaux herbivores tuent les plantes, les carnivores tuent les autres animaux, et il en est ainsi de toute la chaîne alimentaire. Ce serait mettre fin à notre existence que de décider de ne plus tuer quelque bête ou plante que ce soit. Malgré tout, il importe de protéger l’existence de toutes espèces animales et végétales, car un jour ou l’autre nous pouvons avoir besoin des propriétés spécifiques à chacune. Pensons donc à :

--Prélever dans la nature sans en briser l’équilibre. Il n’est pas judicieux de décider de ne pas tuer un orignal ou un phoque sous prétexte que ce sont de belles bêtes. Ce serait laisser ces bêtes mourir de faim par manque d’habitat ou de nourriture et de servir à l’unique alimentation des animaux carnivores. Protéger à l’extrême certaines bêtes nous amène à tuer davantage d’autres bêtes pour nous nourrir ou nous vêtir.

--Utiliser et réutiliser au maximum les prélèvements que nous faisons. Lorsqu’on s’achète un ensemble de salle à dîner, pense-t-on à la portion de forêt détruite pour cet ensemble? Tout au plus quelques arbres dirait-on? Mais au total ce sont des milliards d’humains qui détruisent chacun quelques arbres. De plus, les ressources énergétiques utilisées pour la transformation et le transport des biens contribuent également à la destruction de la planète.

--Recycler les rebuts. La poubelle est l’endroit le moins écologique pour éliminer nos déchets. Le vieux meuble au rebut contribue à la destruction de la planète. Ce qui n’est pas réutilisable, devrait être recyclé pour en refaire de nouveaux biens ou, en dernier ressort, du compost.

Les économistes louangent l’augmentation de l’activité humaine et de la consommation. Bush refuse de signer un accord sur le réchauffement de la planète car se serait nuire à l’économie de son pays. Mais ne devrait-on pas réorienter l’activité humaine sur des activités de protection de la planète?


Robert [3:25 PM]

 
LA PRISON PAR UN BEAU JOUR ENSOLEILLÉ (lundi, le 3 décembre)

Et pas n’importe laquelle prison, celle à extra-super-sécurité-maximum, c’est à dire Alcatraz. Bien oui, c’est à 2 km du rivage de San Francisco. Je n’étais pas pour manquer cela. J’ai pris le bateau et passé 3 heures sur l’île. Cette île lugubre, est entourée d’horizons d’une extraordinaire beauté : Le Golden Gate Bridge, des parc, le centre ville de San Francisco et inévitablement La Mer.

Par la suite, j’ai marché sous la mer grâce à l’extraordinaire aménagement de l’aquarium de San Francisco. Finalement, une marche le long des quais du port s’est terminée par la dégustation d’un potage aux palourdes dont je dévoilerai la présentation lorsque j’en servirai à des invités.

Robert [2:22 PM]

[ dimanche, décembre 02, 2001 ]

 
MILLIERS DE PARIAS À L’OMBRE DE SPLENDIDES BUILDINGS

Je pense que c’est comme cela qu’on peut décrire San Francisco. En effet, les building sont d’une extraordinaire beauté, tandis que des milliers de gens se promenent sur les trottoirs avec des carrosses d’épicerie remplis de toutes leurs richesses amassées dans les vidanges. Ils mendient et vont jusqu’à voler dans les restaurants. Ils font semblant de rien et ils attrapent un cabaret ou un sandwich destiné à un client et se sauvent. Une femme a chipé le cabaret qui m’était destiné. Un autre est sorti d’un grand restaurant avec un sandwich, et il crachait des bouchers au visage de l’employé qui le poursuivait. Le soir venu, certains s’installent dans les entrées de magasins pour la nuit, d’autres dans des boites de carton sur le trottoir. Chacun construit selon son imagination une installation provisoire à même le contenu de son carrosse. Est-ce une manifestation de la pauvreté? Je ne le sais pas. Ce que je sais, c’est qu’il y a beaucoup de drogue. Quand on est pris la-dedans, il ne reste jamais d’argent pour le pain et le toit. Les gens marmonnent ou crient aux passants, parfois ils se parlent tout seul ou crient à la lune. On crie des « fuck you » à tous ou à personne. Il y en a un qui a traversé la rue pour venir me crier une dizaine de « fuck you » sans aucune raison. Je n’ai tout de même pas eu connaissance d’agression, mais je suis toute prudence. L’atmosphère est à l’insécurité. Je n’ai jamais rien vu de pire à date nulle part.
Robert [8:50 PM]